Édition française

SardegnaMadre – Edition française
SardegnaMadre
L'Ile et l'Autre

250 pages
ISBN: 978-3-924774-99-8
"Il est difficile de replonger dans l'état d'exaltation où je me trouvais à l'époque, j'en garde le souvenir d'une ivresse fusionelle. Pour la première fois, il me semblait avoir atteint l'amour pour une terre. Une terre de hasard que je pénétrais de l'intérieur."
* * *

Le nom de l'île déjà fait rêver, écrit Patricia Bourcillier. Il inspire « la transparence laiteuse de la sardoine, la fixité de la pierre, la sublime présence de la mer. » En outre, il y a dans la phase initiale un intense sentiment de nouveauté, d'exaltation, une tension à forte composante amoureuse. Mais tout basculera avec une rapidité foudroyante. P.B. n'a plus alors qu'une obsession: comprendre le vertige qu'elle ressent face à cette réalité autre qui cherche à l'assimiler et à l'annihiler tour à tour. Chemin difficile, labyrinthique, où diverses images littéraires, comme celle du double et de l'autre qui est en nous, l'impression de la circularité du temps ou de l'inaccessible azur permettent d'exprimer l'angoisse de l'isolement.

Ecrit quatre-vingt années après le voyage de Lawrence en Sardaigne, l'intérêt de ce texte réside dans son originalité, car il ne montre plus seulement la beauté sauvage des lieux, mais l'élan vers une île aux prises avec l'énigme de l'identité et la vacuité.

L'enchantement des débuts de cet exil volontaire justifie le beau mot d'aventure. Une aventure marquée par le double sceau de la quête et de la fuite, à travers laquelle se dresse çà et là l'ombre de la mère et l'éternelle question des origines: « D'où est-ce que je viens? »

Edizione italiana
SardegnaMadre – Edizione italiana
SardegnaMadre
Traduzione di Mariella Ladu

260 pagine
ISBN: 3-924774-76-9

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"Capita talvolta d'imbattersi in luoghi che sono metafore della passione o di qualcosa che vi sembra confinato in una enigmatica lontananza. Forse è proprio questo, l'isola: una lesione della ragione che suscita il desiderio di ritorno, a sé e all'uguale, a ciò che non ha fine, né inizio. L'asprezza bruciante della passione, dell'orgoglio, è connaturata all'isola. Essa non può fare a meno della violenza del possesso che vuole piegare l'altro alla sua legge, assimilarlo, spingerlo ad un ineluttabile abbandono di sé, tessendo una tela di vincoli, di doveri e di debiti. In tal modo, rinvia al regno dell'unità, anteriore alle parole, precedente al tempo della frattura. All'idea di far corpo con il tutto, aderire al tutto."